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Pour découvrir les personnages célèbres de nos communes, faites défiler la page

(1- Michel Foucault; 2- Aristide Raguit; 3- Raoul Peret; 4- Rodolphe Salis)

1ère partie:

A Vendeuvre-du-Poitou, il y a le patrimoine bâti, l'église Saint-Aventin, le château des Roches, le patrimoine archéologique avec le site des Tours Mirandes et puis il y a un patrimoine humain, moins évident mais qui attire des touristes du monde entier; en effet, Hollandais, Argentins, Japonais, Américains et bien d'autres viennent se recueillir sur la tombe du grand philosophe Michel Foucault et voir les lieux où il a passé une grande partie de son enfance.

Michel Foucault est né le 15 octobre 1926 au 10 Arthur Ranc à Poitiers, en bas de la grande poste, à l'angle du boulevard de Verdun. A Vendeuvre, il passait ses vacances dans la maison de famille "Le Piroir" avec sa soeur Francine et son frère Denys. "Il me donnait toujours son mois d'Août" disait sa mère, Anne, née Malapert. Elle était bien connue à Vendeuvre puisqu'elle a longtemps été présidente du club de l'Amitié. Son père, Paul, ses deux grands pères, Foucault et Malapert, sont chirurgiens. La famille est aisée. ils passaient toutes leurs vacances à Vendeuvre et s'y sont réfugiés lorsque leur maison de Poitiers fut occupée par les Allemands pendant la guerre 1939-45. Michel Foucault (de son vrai prénom Paul comme son père) fait ses études au lycée Henri IV à Poitiers puis à Saint-Stan avant de poursuivre au lycée Henri IV de Paris puis à Normale Sup. Son père voulait qu'il fasse médecine mais il se dirige vers la psychologie et la philosophie; c'est son frère Denys qui perpétuera la tradition. Il a été très fasciné par une visite de l'Institut de Larnay à Poitiers où il rencontre Marthe Heurtin, sourde, muette et aveugle. De là vient peut-être, selon son frère, ses études sur l'enfermement psychiatrique et carcéral, sur l'aliénation et sur l'exclusion. Il commence sa vie professionnelle en enseignant à l'université d'Uppsala en Suède, puis en Pologne et en Allemagne. Lorsqu'il rentre en France, il est nommé professeur à Clermont Ferrand. En 1961, il publie sa thèse de doctorat:"Histoire de la folie à l'âge classique" qui est une véritable bombe dans le milieu intellectuel. En mai 68, il milite aux côtés de Jean-Paul Sartre puis plus tard avec Yves Montand. Il est alors professeur au Collège de France. Ses cours sont suivis par des étudiants passionnés. ses oeuvres majeures sont:

- Les mots et les choses

- Surveiller et punir

- L'archéologie du savoir

- Histoire de la sexualité

Mais sa bibliographie comprend des centaines d'écrits. En 1984, il tombe malade. On ne sait pas s'il savait qu'il avait le SIDA; à l'époque cette maladie était encore peu connue, surtout en France. C'est en tout cas, ce qui a été noté sur le bulletin de décès: "Cause du décès: SIDA". Plusieurs centaines de personnes lui ont rendu hommage à l'hôpital de la Pitié Salpétrière dont de nombreuses célébrités, avant son inhumation dans l'intimité au cimetière de Vendeuvre, le 29 juin 1984.

Son oeuvre a été traduite en plus de 60 langues; vous en trouverez de nombreux exemples à l'Office de Tourisme de Vendeuvre puisque Denys Foucault nous en a fait don. Vous trouverez aussi une biographie dont vous pourrez garder une photocopie. Terminons par une citation de ce grand homme qui refusait qu'on lui attribue le titre de philosophe:

"Je suis un artificier (...). Je ne suis pas pour la destruction mais je suis pour qu'on puisse avancer, pour qu'on puisse faire tomber les murs (...). Je considère mes livres comme des mines, des paquets d'explosifs."

2ème partie:

Un enfant du pays missionnaire en Mandchourie

Vendredi 23 janvier 2009, monsieur Jacques Bouquet, historien habitant de Neuville, a présenté une conférence sur Aristide Raguit, un Vendeuvrais.

Aristide Raguit est né le 16 décembre 1842. Sa famille habite rue Chefdeville. Il étudie au petit séminaire de Montmorillon avant d'être envoyé au séminaire des Missions Etrangères de Paris. Le 7 juillet 1872, il embarque à Marseille pour un long voyage vers la Chine en passant par le canal de Suez récemment ouvert. A son arrivée, il découvre la Mandchourie, province du nord-est de la Chine, grande comme 2 fois la France. Le climat est rude: sibérien en hiver, torride en été. La majorité des habitants est bouddhiste. Nommé à l'ouest du pays, il occupe tout d'abord des fonctions administratives; mais très vite, il est envoyé au nord où les populations nomades vivent dans un très grand dénuement. Malgré sa nostalgie pour Vendeuvre sa terre natale (voir citation ci-dessous) il met toute son énergie à évangéliser, à fonder des écoles, une pharmacie. Il crée en particulier la 1ère école de filles de la région. Il meurt en 1889 sans avoir jamais revu sa famille et son Poitou, d'une maladie peut-être le typhus.

" L'aspect de la Mongolie, malgré sa couche de neige, m'a réjoui la vue. Les bouquets d'arbres y sont plus nombreux qu'au Sud, et son sol ondulé ma rappelait notre cher Poitou. Un matin, j'arrivai sur le haut d'un coteau... je ferlai les yeux: en imagination, je fis disparaître la neige, le givre et le froid et, j'avais devant moi ce panorama tant aimé de vendeuvre que nous contemplions si souvent, mon cher frère et moi, du haut des collines de Chatenay." (lettre à ses parents, 04/05/1881, extraite du livre de Jacques Bouquet "Missionnaires Poitevins")

 

3ème partie:

RAOUL PERET, maire de Vendeuvre

 

A Vendeuvre, on a le chic pour passer à côté de la gloire : on avait le plus beau des châteaux Renaissance, il n’en reste plus rien ; on avait une importante agglomération gallo-romaine : il ne reste plus grand-chose ; on a un grand philosophe inhumé au cimetière mais tous ses effets personnels ont été détruits par sa mère… et on a aussi un presque président de la République : Raoul Peret. Né à Châtellerault le 29 novembre 1870, son père était magistrat à la cour de Poitiers. Lui-même entame à Poitiers des études de droit qu’il termine à Paris. A 31 ans il est élu conseiller général du canton de Neuville de Poitou puis en 1902 il est élu pour la 1ère fois à la chambre des députés dont il deviendra le président en 1920 ; la même année (1902) il est aussi élu maire de Vendeuvre (où sa famille possède des terres) puis sénateur de la Vienne. Il siège alors dans le groupe de la gauche républicaine et démocratique. Gaston Doumergue, président du Conseil le nomme au ministère de l’intérieur puis il devient ministre du commerce, de l’industrie et des P.T.T. Il sera ministre de la justice sous plusieurs gouvernements pour de courtes périodes. C’est à ce poste en 1930 qu’il est touché par un scandale financier : « l’affaire Oustric ». Il comparait devant le Sénat constitué en Haute Cour de justice qui l’acquitte en l’absence de preuves suffisantes. Mais sa carrière politique nationale est brisée. Il quitte alors Paris, se retranche dans son canton où il meurt totalement oublié en 1942. Dans les années 20, il était très apprécié, (le journal « L’Avenir de la Vienne » parle de lui en ces termes: « Son patriotisme éclairé, la pureté de ses convictions patriotiques, sa haute valeur morale, la distinction et l’élévation de ses pensées… ») ; il aurait pu finir sa brillante carrière comme Président de la République ; seule la commune de Vendeuvre lui a rendu hommage en baptisant de son nom la place centrale du village.

 

 

4ème partie :

Rodolphe Salis

 

Louis Rodolphe Salis est né à Chatellerault le 29 mai 1851 et mort à Naintré en 1897. A près son service militaire, il s'installe à Paris et ouvre en 1881 un cabaret: "Le chat noir" à Montmartre. Il y sert du mauvais vin dans un décor sommaire. Mais très vite les lieux sont fréquentés par les artistes qui hantent les rues de Paris et devient célèbre. Des chansonniers se produisent sur un ton très libre pour l'époque. Rodolphe Salis fait même des tournées en France. A Marigny-Brizay, il séjourne au manoir de La Vauguyot (XVIème siècle). A Marigny une rue poirte le nom de Rodolphe Salis.

 

 

 

 

 

 

 

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